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 Épopée de Gilgamesh

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azedine



Masculin Nombre de messages : 1841
Date d'inscription : 09/07/2007

MessageSujet: Épopée de Gilgamesh   Jeu 23 Aoû - 15:52

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pop%C3%A9e_de_Gilgamesh

Épopée de Gilgamesh
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L’Épopée de Gilgamesh est un récit légendaire de l'ancienne Mésopotamie. Il a été rédigé dans la Babylonie des XVIIIe et XVIIe siècles av. J.-C. en akkadien, à partir de récits légendaires sumériens ayant pour personnage principal le roi Gilgamesh d'Uruk et d'autres mythes communs au fonds proche-oriental, comme le Déluge.

Ce sont des tablettes d’écriture cunéiforme du VIIIe siècle av. J.-C. trouvées dans les fouilles de la bibliothèque de Ninive qui l’ont dévoilée au monde dans les années 1870, à partir notamment du passage concernant le Déluge, qui fit sensation à l'époque. Cette épopée avait connu un grand succès dans le Proche-Orient ancien, et des exemplaires ont été retrouvés dans des sites répartis sur un grand espace, en Mésopotamie, Syrie, et en Anatolie. Elle avait été traduite en hittite et en hourrite. Les sources sont sumériennes, babyloniennes, assyriennes, hittites et hourrites. Les tablettes seront d'abord traduites par Georges Smith, protégé de Henry Rawlinson.

De récents travaux rapprochent l'épopée de Gilgamesh des 12 travaux d'Héraclès, la légende babylonienne étant antérieure de près de 1000 ans aux écrits d'Homère. Voir à ce sujet l'ouvrage de l'anthroplogue syrien Firas Al-Sawah


Gilgamesh, prince sumérien de la ville d’Uruk est dur et intransigeant. À la demande de ses sujets, la déesse Aruru lui confectionne avec de l’argile un double hirsute mais bon, Enkidu, qu’il rencontre en duel. Au terme du combat, tous deux comprennent leur complémentarité et s’allient pour accomplir de grands exploits. Mais Enkidu meurt et Gilgamesh, au comble de la tristesse, part à la recherche du secret de l'immortalité auprès d’Uta-Napishtim, qui lui fait l’étrange récit d’un déluge. Au moment de partir il lui révèle l'existence d'une plante de jouvence.

À peine Gilgamesh a-t-il pu se procurer la plante qu’il se la fait dérober par un serpent et comprend qu’il n’est pas dans la nature de l’homme de vivre immortel. Une telle quête est vaine et l’on doit profiter des plaisirs qu’offre la vie présente.

La beauté et la richesse symbolique du récit firent d'autant plus sensation lors de leur révélation devant la Société d'archéologie biblique de Londres en 1872, que l’épisode relatant le déluge ressemblait beaucoup, mais en plus étoffé, à l’épisode de Noé dans la Bible.

Il est intéressant d'en rapprocher le mythe de Hercule: certains auteurs établissent ainsi une filiation entre l'épopée de Gilgamesh, la "Gloire d'Uruk", rédigé dans la Mésopotamie du XVIIIème siècle avant Jésus-Christ, et le mythe de Hercule, la "Gloire de Hera", consigné par Homère au VIIIème siècle avant Jésus-Christ.(voir à ce sujet les travaux de l'anthropologue syrien Firas Sawwah)

En effet, la similitude est frappante entre un Gilgamesh, roi de Uruk, deux tiers dieu et un tiers humain, effectuant une série d'oeuvres devant le mener à l'immortalité, et Hercule, Gloire de Héra, moitié dieu et moitié homme, effectuant 12 travaux qui le mèneront à son tour à l'immortalité.


La symbolique de l'épopée de Gilgamesh [modifier]
L’épopée se concentre autour du personnage de Gilgamesh qui cherche de son vivant à devenir une légende en accomplissant des exploits remarquables. Mais dans sa démesure, il s’attire le courroux des dieux. La quête de l’immortalité en est le thème central, puisque Gilgamesh tente désespérément d’échapper à sa condition de mortel. Gilgamesh mène également une quête initiatique, car il sera le seul à découvrir les raisons qui amenèrent les dieux à causer le déluge. L’épopée est une quête dite solaire, Shamash y joue un rôle prépondérant. Comme il y a douze mois par années, ceci expliquerait le nombre de tablettes qui compose l’épopée.

La geste de Gilgamesh peut également être comparé à la progression du soleil dans le cycle astrologique. La force de Gilgamesh et son enthousiasme sont à leur zénith tout comme la lumière du soleil à l’équinoxe de printemps. Mais sa force et son enthousiasme diminuent au profit de l’obscurité au fur et à mesure que se rapproche le solstice d’hiver.


Empreinte d'un sceau-cylindre d'Ur III représentant Gilgamesh (à gauche) et EnkiduMais un des thèmes les plus développés dans l’épopée est sans aucun doute l’amitié qui unit Gilgamesh à son double, Enkidou. Ils sont des jumeaux antagonistes. Gilgamesh représente les forces de la lumière et Enkidou représente les forces de l’ombre . Enkidou représente tout l’inverse de l’homme civilisé : il vit dans la steppe parmi les bêtes. Le processus civilisateur d’Enkidou débute par une union sexuelle avec la courtisane. Après l’acte, les bêtes ne le reconnaissent plus, il a perdu une grande partie de sa force animale, mais en revanche il acquiert l’entendement et la parole. Puis, progressivement, la courtisane fera de lui un être civilisé. Donc, la symbolique derrière Enkidou peut se résumer à l’étape primordiale à laquelle se sont heurtés nos ancêtres lointains : celle de l’animalité à l’humanité.

Cette amitié entre Gilgamesh et Enkidou évoquerait l’union des forces de la lumière et de l’ombre. Mais Enkidou, qui au départ devait se débarrasser de Gilgamesh, prend parti pour les forces de la lumière, ce qui le mènera à sa perte. Ce qui laisse supposer que l’alliance des deux héros est contre nature. Et lorsque son compagnon Enkidou meurt d’une longue maladie, Gilgamesh renonce à la vie civilisée en revêtant une peau de lion et en errant seul dans le désert alors qu’Enkidou renonçait à la vie sauvage pour vivre parmi les hommes.


Le récit (version ninivite) [modifier]

Tablette I : Les deux héros [modifier]
Présentation du héros Gilgamesh : Je vais présenter au monde Celui qui a tout vu, Connu la terre entière, Pénétré toutes choses Et partout exploré.... Rappel de son œuvre (les murailles d'Uruk). Ses aventures qu'il a consignées par écrit. Hommage rendu à ses vertus et à ses hauts faits. Sa personne Dès sa naissance, Était prestigieux ! Dieu aux deux tiers, Pour un tiers homme,.... Ses excès de pouvoirs Dans l'enceinte d'Uruk il va et vient, la tête altière, Pareil à un buffle, Il étale sa force, Rien de comparable au choc de ses armes ; son escorte toujours sur pieds, à ses ordres ; Il opprime les guerriers d'Uruk comme un tyran. Gilgamesh, disent-ils, ne laisse pas un fils à son père (...) Lui, pourtant pasteur d'Uruk, ne laisse pas une jeune fille à sa mère, fut-elle fils d'un preux et même déjà promise. Décision des dieux de lui préparer un rival : Enkidu. À ces paroles Arruru conçut une image d'Anu, lava ses mains, prit de l'argile, la jetta dans la steppe ; Dans la steppe forma Enkidu le preux. Mis au monde en la Solitude, Puissant bloc de Ninurta, Velu par tout le corps, Il a chevelure De femme, Drue comme ceux de la déesse des orges. Ne connait ni peuple ni patrie. Vêtu comme Sumuqan (dieu des bêtes sauvages), En compagnie des gazelles, Il broute l'herbe, Avec les hardes, se presse au point d'eau ; Avec les bêtes il boit. Découverte d'Enkidu par un chasseur, dont il détruit les pièges. Compte-rendu à Gilgamesh qui prépare un piège à la créature. Chasseur, emmène avec toi la Courtisane Shamhat ("joyeuse" en akkadien). Lorsque la harde arrivera au point d'eau, Elle ôtera ses vêtements, Elle dévoilera ses charmes, Et quand il la verra, Il s'approchera d'elle (pour la posséder). Alors sa harde, élevée avec lui, Lui deviendra hostile. Rencontre d'Enkidu avec la Courtisane. Enkidu tombe dans le piège amoureux. Les bêtes s'écartent de lui désormais. Il s'attache à la Courtisane qui lui propose de l'emmener à Uruk, où règne Gilgamesh À la vigueur accomplie Qui pareil à un buffle, L'emporte sur les plus forts. Enkidu accepte, voulant démontrer sa supériorité sur Gilgamesh. La Courtisane cherche à le calmer par la perspective d'une amitié avec lui Mets de côté ta fougue, Enkidu : Ce Gilgamesh, Shamash (dieu du Soleil, protecteur de la dynastie) l'a pris en affection Et Anu, Enlil et Éa lui ont donné une large intelligence. Elle lui raconte deux songes qu'il a faits à son sujet et qu'il a confiés à sa mère. Premier songe : Tandis que m'entouraient les étoiles célestes, Un bloc venu du Ciel Est tombé près de moi. J'ai voulu le soulever : Il était trop lourd pour moi (...) Les habitants d'Uruk S'étaient massés pour le voir Et comme à un petit enfant Ils lui baisaient les pieds ; Moi je le cajolais comme une épouse . Ninsuna, sa mère en fait une interprétation très favorable : ce rêve annonce que du ciel va lui arriver un compagnon égal à lui, fort, secourable et fidèle comme une épouse. Second rêve : À Uruk était disposé une petite hache (même scénario : attroupement et adoration du peuple, affection du héros. Même interprétation de la part de Ninsuna). Assentiment de Gilgamesh.


Tablette II : La rencontre, l'amitié, le projet d'aventure [modifier]
Enkidu et la Courtisane après avoir prolongé leurs caresses, font route vers Uruk. En chemin elle lui passe la moitié de son vêtement. Ils font étape chez les bergers. Encouragé par la Courtisane, Enkidu boit la bière et mange le pain qu'ils lui présentent. Mange le pain Enkidu, Il le faut pour vivre. Bois de la bière, c'est l'usage du pays. Enkidu mangea le pain Jusqu'à combler sa faim. Il but de la bière. Sept cruchons. Détendu, la panse en liesse, il chantait le cœur joyeux Et son visage s'illumina. Il lava son corps hirsute, Il se frictionna d'huile; Alors il ressembla à un homme. Il passa un vêtement : Le voilà comme un jeune marié.

À Uruk, Enkidu est l'objet de l'admiration du peuple. Enkidu voit un homme portant des victuailles et lui demande où il va. Celui-ci lui répond qu'il se rend à une noce au cours de laquelle on choisit des fiancées. Il lui révèle que Gilgamesh exerce alors un droit de priorité L'épouse destinée, il la féconde, Lui, le premier, les maris ensuite. Au conseil des dieux, il est décrété : Dès la coupure de l'ombilic (dès sa naissance) c'est son destin. Au discours de l'homme Enkidu pâlit. Il se rend sur la grande place. Pour la déesse Ishhara (Ishtar prend ce nom en tant que présidant aux accouplements. Son symbole est alors un scorpion) Un lit est étendu. Pour que Gilgamesh, avec une jeune fille, S'unisse cette nuit. Enkidu barre la route à Gilgamesh, il lui reproche son arrogance. Il bloque la porte de la chambre avec son pieds et ne laisse pas entrer Gilgamesh. Les deux héros s'affrontent en pleine rue. Aucun ne l'emporte. Ils se rendent mutuellement hommage et font pacte d'amitié. Émotion d'Enkidu, qui n'a jamais eu de famille.

Gilgamesh lui propose d'entreprendre une expédition héroïque, vers la forêt des Cèdres, contre son gardien Humbaba. Enkidu souligne les dangers de l'entreprise C'est pour sauvegarder la forêt des Cèdres Et pour terroriser les gens Qu'Enlil y a posté Humbaba. Humbaba, son cri c'est l'Épouvante, Sa bouche c'est du Feu, Son haleine, la Mort. Sur 60 bêrus il peut ouïr les bruits de la forêt. Gilgamesh tente de calmer ses préventions puis s'adresse à "l'Assemblée" (des hommes en âge de combattre) et au "Conseil" (des anciens) pour annoncer l'entreprise. Enkidu demande aux Anciens de retenir Gilgamesh et ceux-ci le mettent en garde Gilgamesh, tu es jeune et ton cœur t'entraîne ! Tu ne comprends pas bien ce dont tu parles, Un papillon t'aurait-il donné le jour ? Ce Humbaba, son cri c'est l'Épouvante etc. Mais Gilgamesh de nouveau passe outre.


Tablette III : Préparatifs et départ [modifier]
Les Anciens donnent des conseils de prudence : Enkidu marchera devant. Gilgamesh emmène son ami faire ses adieux à sa mère. Ninsuna présente des offrandes à Shamash pour le succès de l'entreprise. Elle confie son fils à Enkidu. Enkidu accepte la mission. Dernières recommandations des Anciens. Enkidu s'adresse à Gilgamesh. Ils partent.


Tablette IV : Le voyage [modifier]
Les deux héros parcourent le trajet vers la forêt des Cèdres (actuel Liban, soit un trajet de 1500 km environ) à pas de géant, en six étapes. A chaque étape, Gilgamesh, au centre d'un cercle sacré, sacrifie à Shamash en lui demandant un songe, promesse de succès. Vers minuit, le songe ayant eu lieu, il se réveille brusquement et réveille Enkidu pour lui conter son rêve. Ce dernier l'interprète et y décèle la preuve de leur succès à venir. Ils arrivent en vue du domaine d'Humbaba. Shamash alerte Gilgamesh : Talonne-le, rapidement, Pour l'empêcher de regagner son repaire, De pénétrer dans les profondeurs et de s'y dissimuler. Ils se jettent en avant.

C'est alors que le cri terrible d'Humbaba retentit. Enkidu est saisi de crainte, Gilgamesh lui fait reprendre courage Fait retentir ta voix comme un tambour ! Loin de toi la paralysie des bras, La faiblesse des genoux ! Prend-moi la main, ami : Marchons ensemble ! Que ton cœur brûle pour le combat ! Méprise la mort, Ne pense qu'à la vie ! Qui veille (sur quelqu'un) doit être à toute épreuve ! Qui marche devant l'autre le préserve Garde sauf son compagnon. Jusqu'à leur plus lointaine descendance Ils se seront acquis la gloire. Ils parviennent ainsi à la lisière.



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azedine



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MessageSujet: Re: Épopée de Gilgamesh   Jeu 23 Aoû - 15:55

ce récit est la plus ancienne histoire du monde traduite.

car il y en a de plus anciennes mais non traduite car la langue est indéchiffrable pour l'instant.

cette épopée parle de noé(utanapitchim) celui qui a survécu au déluge.

Gilgamesh roi d'uruk, que l'on croit être hercuile. découvre qu'il est mortel, et part à la recherche de l'etrenité. le seul qui pouvait la lui donné était utanapitchim(noé).

noé lui indique que c'est ue nalgue marine et lui donne l'endroit pù la trouver.

il l'a trouve. mais s'endormant de fatigue un serpent la mange alors qu'il est loin de noé.

depuis le serpent change de peaux.

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