A l'ombre des oliviers...


 
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 Tlemcen

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MessageSujet: Tlemcen   Jeu 2 Aoû - 21:55

Tlemcen (du berbère Talamsan, forme contractée de Tala-imsan qui signifie « source tarie », en arabe: تلمسان) est une ville du Nord-Ouest de l'Algérie, et le chef-lieu de la wilaya de Tlemcen. Cette explication qui lie étroitement l'origine du nom de la ville à celle de son passé berbère indiscutable n'est pas la seule. Si "Tili-" est effectivement proche de "Tala" qui signifie source, une tradition orale affirme que l'appellation est arabe; elle serait la contraction de deux mots "Tlem" et "Insan", soit Tlem'san (Tlemcen en orthographie moderne), signifiant lieu de rencontre (de regroupement) des gens. Le nom aurait été donné à la ville en raison justement de sa position centrale le long des voies de circulation des biens et des flux migratoires entre l'est et l'ouest, ainsi que le nord et le sud. Les informations sur l'origine du nom de la cité qui fut un royaume au Maghreb proviennent de la tradition orale, dominante pendant très longtemps. Il est étrange qu'aucun texte n'ait étayé ni l'une ni l'autre des hypothèses, alors que Tlemcen a abrité l'un des plus illustres collèges la Medersa (il y en eut plusieurs en réalité), levier puissant de l'introduction de la preuve historique écrite.

Située dans l'arrière-pays, la ville est située au cœur d'une région de vignes et de culture d'oliviers et réputée pour ses cuirs, ses tapisseries et son industrie textile. Les influences culturelles berbères, arabes, turques et françaises à l'époque coloniale en ont fait un haut lieu du tourisme.


Dernière édition par le Jeu 2 Aoû - 22:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tlemcen   Jeu 2 Aoû - 22:27

Histoire
La ville de Tlemcen, Pomaria (les vergers) est fondée à la fin du IIe siècle comme camp militaire à la frontière de l'empire romain. La cité joue ensuite un rôle religieux puisqu'elle devient le siège d'un diocèse catholique : l'évêque Victor qui y siège a joué un rôle important au Concile de Carthage de 411.

Tlemcen fut à plusieurs reprises de son histoire, la capitale du Maghreb central. À la fin du VIIIe siècle et durant le IXe siècle, la ville devient un des fiefs du kharidjisme en Afrique du Nord. En 771, Abû Qurra de la tribu Sufrite des Ifren de Tlemcen parvint à reprendre aux arabes toute l'Ifriqiya. Au XIe siècle (1080) Tlemcen devint après Marrakech, la seconde capitale des Almoravides, qui englobait le Maroc actuel et une partie de l'Algérie occidentale. Au XIe siècle, sous les Almohades, Tlemcen est un centre commercial de premier plan et la capitale du Maghreb central.

Le royaume de Tlemcen, fondé en 1282 connaît un destin hors du commun. Ce royaume est dirigé par la dynastie des Abdalwadides. À son apogée, cet État contrôle un territoire allant de l'Atlas à l'actuelle Tunisie au XVe siècle. Des trois capitales des dynasties qui régnaient au Maghreb (Fès, Tlemcen et Tunis), Tlemcen était la cité la mieux policée. Elle attirait les savants et les artistes de toute part. Cette ville était aussi un centre d'études musulmanes. L'on comptait cinq médersas renommées. Les Tlemceniens admiraient Sidi Wahhab, qui fut le compagnon du prophète et qui, venu à la suite de Oqba avait été enterré dans la ville, Sidi Daoudi, le grand saint du Xe siècle.

En 1553, l'effondrement des 3 dynasties du Maghreb (Mérinides, Abdalwadides, Hafsides) donne naissance - vu la disparition de toute autorité centrale - en Algérie en particulier, à une multitude de villes-royaumes : royaume de Ténès, royaume d'Alger, royaume de Cherchell, à savoir ce qui reste du Royaume de Tlemcen… Simultanément à ce démembrement , les attaques sur les villes du littoral , menées par les Espagnols , sèment la peur et la désolation chez les populations d'alors qui font appel comme l'émir d'Alger aux célèbres corsaires Aaroudj et Khair-Eddine pour assurer leur défense, le royaume de Tlemcen passe alors sous la protection ottomane. Cette transition qui s'est déroulé durant l'agonie de la dynastie des Abdalwadides ne s'est pas faite facilement. Peu au fait des lois de l'hospitalité, Aaroudj exécute l'émir d'Alger dans son bain et pourchasse ses fidèles. Ses janissaires tuent et violent à qui mieux mieux. Les corps sont pendus aux remparts. Aroudj poursuit ses adversaires jusqu'à Tlemcen. Mais le Sultan de Tlemcen, allié au gouverneur espagnol d'Oran, surgit avec ses troupes, chasse Aroudj de Tlemcen et finit par le tuer. Un troisième frère d'Aroudj, Ishaq, prit une faible part à la fondation de la Régence d'Alger; nommé roi de Ténès avec résidence à El Kalaâ, il fut assassiné en 1518 au moment où il sortait de la capitale qu'il venait de livrer par suite d'une capitulation à l'armée espagnole commandée par Dom Martin d'Argote qui avait amené avec lui les contingents arabes restés fidèles à Abou Hammou, Sultan de Tlemcen. Khizr, frère de Aaroudj, prit sa succession à Alger et se fit appeler "Khayr ed-Din" ("le Bien de la Religion"). Nommé Capitan-Pacha (grand amiral) de la flotte turque et Beylerbey (gouverneur) des îles, il se montra plus prudent que son frère, et dirigea depuis sa capitale




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MessageSujet: Re: Tlemcen   Jeu 2 Aoû - 22:31

Située au carrefour des routes qui menaient du Maroc à l'Algérie et de la Méditerranée au Sahara.

Tlemcen eut un rôle culturel et commercial considérable. En 1248, elle forma un royaume berbère, indépendant de l'empire des Almohades et devint la capitale du royaume abdelwadide qui s'étendit au XIVe siècle à la plus grande partie de l'Algérie actuelle. Tlemcen qui, déjà au XIIe siècle était un centre religieux, devint alors un foyer de culture islamique très important et rayonnant sur tout le Maghreb, rivalisant avec Fès, Grenade, Tunis et Damas. Au XVIe siècle et pendant une courte durée, elle passa sous la souveraineté du gouverneur espagnol d'Oran puis, sous la domination d'Arudj Barberousse qui fut fait prisonnier à Tlemcen en 1518, et fut tué. Et enfin des Turcs en 1553.

Cette mystique capitale de l'Ouest oranais a longtemps été considérée comme la « Jérusalem du Maghreb » parce que les Musulmans et les Israélites y ont gardé leurs lieux saints.

Djéma el Kébir, la Grande Mosquée, bâtie au XIe siècle, admirablement ornée par des artisans tlemceniens et cordouans, moderne de lignes est un pur joyau de l'architecture du Maghreb.

La mosquée de Sidi Boumediene qui a été construite au XIVe siècle par un sultan de Fès, le " sultan noir ", de pur style hispano-mauresque, comme à Fès ou à Grenade. Le minaret est orné de briques et de céramiques polychromes.

Bou Medine s'appelait en réalité Chaïb Ibn Hussein El Andalousi, car il était né à Séville vers 1126. Très jeune il se rendit à Fès au Maroc pour y apprendre la Théologie, puis il se dirigea vers la Mecque après un bref séjour à Tlemcen.Devenu maître, il enseigna successivement à Bagdad, Séville, Cordoue et, enfin à Bougie, où il comptait s'installer définitivement, car c'était, à cette époque, la capitale culturelle des Banou Hammad. Mais, critiqué par les ulémas littéralistes, Bou Médine fut appelé par le calife Yacoub el-Mansour, de la dynastie des Almohades qui régnait alors à Tlemcen. Épuisé par un long voyage, Bou Médine n'eut pas la force d'arriver sous les murs de Tlemcen ; il put seulement voir de loin le ribat ( monastère) d'El-Obbad et murmurer avant de mourir : " Dieu est la vérité ". Les Tlemcéniens lui firent des obsèques imposantes et l'ensevelirent à l'endroit même dont il avait dit : " Quel lieu propice au sommeil ".

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MessageSujet: Re: Tlemcen   Jeu 2 Aoû - 22:38

Si la présence arabe, porteuse de la foi islamique et de la civilisation orientale aux populations berbères autochtones, ne remonte qu'au VIIIe siècle, l'origine des communautés juives en Afrique du Nord a été constaté plus de dix siècles avant Jésus-Christ, et leurs colonies étaient déjà nombreuses sous l'occupation romaine, d'abord sur le littoral puis dans l'intérieur du pays.

Longtemps, les juifs n'eurent pas le droit de résider à l'intérieur des murs de la Cité. C'est seulement en 1393, grâce aux mérites du rabbin Ephraïm Enkaoua, qu'ils furent autorisés à franchir les remparts. Ils y vécurent en vase clos, dans le mellah (ghetto) jusqu'à l'arrivée des Français, mais ils sont toujours restés attachés à la langue arabe.

De toutes les villes de l'Ouest oranais, Tlemcen est celle qui fut la moins pénétrée par l'immigration espagnole. La limite de cet exode ibérique du milieu du XIXe siècle semble avoir été la région de El-Malah (Rio salado), Sidi-Bel-Abbès et Beni-Saf.

Cependant, l'influence andalouse, à Tlemcen, remonte au XIIe siècle, lorsque la reconquête dirigée et achevée par les rois catholiques fit refluer sur l'Afrique du Nord les Moros qui sont à l'origine de ces communautés andalouses que l'on retrouve de Fès à Bizerte et qui ont gardé, avec les clés de leurs maisons abandonnées à Cordoue, Grenade ou à Malaga, leur folklore musical et poétique. Tlemcen est en permanence liée à l'Espagne musulmane par des échanges culturels, commerciaux et en lui apportant une aide militaire contre la Reconquista Chrétienne. Beaucoup de Sultans de Tlemcen furent élevés dans les cours de l'Andalousie, comme Abou Tachfin, Sultan Abdalwadide élevé à la cour nasride de Grenade. D'ailleurs Boabdil, dernier Sultan de Grenade, mourra au mois de mai 1494 prés de deux années après la chute de Grenade. Il avait à peine 40 ans. Sa mère décédera une année avant à Tlemcen qui accueillit tout l’entourage de Boabdil, son épouse Meriem (la sultane Moriama) et ses sœurs appelées les « reines maures ». Dans la nouvelle « Grenade Africaine » une très forte colonie d’andalous y trouvera la paix dont de nombreux juifs fuyant l’inquisition des rois catholiques pendant la reconquista et avant, depuis également la chute de Cordoue en 1232. Avec ces exodes c ‘est une partie de la mémoire andalouse qui va également émigrer dans cette ville. Elle en sera avec Fès, la ville héritière de l’Andalousie de son art de vivre, de ses legs philosophique et artistique.

Tlemcen est la capitale de la musique arabo-andalouse en Algérie. Elle est le berceau de grands artistes de ce genre musical. Deux anciennes écoles de musique arabo-andalouse existent en Algérie. Celle de Tlemcen et de Constantine. L'école d'Alger ne fut fondé que tardivement sous l'influence de l'école de Tlemcen. Tlemcen est aussi le berceau et la capitale du Hawzi, un autre genre musival qui découle de la musique andalouse et qui se répandit au Maghreb surtout grâce au grand poète musicien BenMessaîb (XVIIème S).

Il y a, sur la route du Maroc, les ruines imposantes de Mansoura la Victorieuse, cette métropole provisoire de brique rouge qu'Abou Yacoub, dit El -Mansour (le victorieux), construisit à portée de flèche de la capitale du Maghreb central qu'il voulait conquérir et qui devint, après la prise de Tlemcen par le sultan marocain Abou Hassen, et pour une très courte durée, le siège du gouvernement mérinide pour le Maghreb central.

À l'hiver très froid, neigeux en raison de l'altitude (plus de 800 m) mais ensoleillé succédait un printemps précoce qui faisait éclore, dès le mois de février, les fleurs de cerisiers et des pêchers. C'est ensuite la célèbre fête des cerises qui amenait à Tlemcen des dizaines de milliers de visiteurs.






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