A l'ombre des oliviers...


 
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 Nicolas Peyrac-Et mon père

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faracha

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Masculin Nombre de messages : 727
Date d'inscription : 19/07/2007

MessageSujet: Nicolas Peyrac-Et mon père   Jeu 22 Mai - 16:19

salam
azul


Code:
Quand vous dansiez en ce temps-là,
Pas besoin de pédale wah-wah.
C'était pas la bossa nova
Mais ça remuait bien déjà.
Les caves étaient profondes
Et la ronde
Ne s'arrêtait pas.
Un vieux piano bastringue
Et les dingues
Tournoyaient déjà.

Et Juliette avait encore son nez.
Aragon n'était pas un minet.
Sartre était déjà bien engagé.
Au Café de Flore, y avait déjà des folles
Et mon père venait de débarquer.
Il hantait déjà les boutiquiers.
Dans sa chambre, on troquait du café.
Il ignorait qu'un jour, j'en parlerais.

Quand vous flirtiez en ce temps-là,
Vous vous touchiez du bout des doigts.
La pilule n'existait pas.
Fallait pas jouer à ces jeux-là.
Vous vous disiez "je t'aime",
Parfois même
Vous faisiez l'amour.
Aujourd'hui, deux salades,
Trois tirades
Et c'est l'affaire qui court.

L'oncle Adolf s'était déjà flingué.
Son Eva l'avait accompagné,
Des fois qu'il aurait voulu draguer :
Qui sait si, là-haut, il n'y a pas des folles
Et mon père allait bientôt planter
Cette graine qui allait lui donner
Ce débile qui essaie de chanter.
Il ignorait que viendraient mes cadets.

Quand vous chantiez en ce temps-là,
L'argent ne faisait pas la loi.
Les hit parades n'existaient pas,
Du moins, ils n'étaient pas de poids.
Tu mettais des semaines
Et des semaines,
Parfois des années.
Si t'avais pas de tripes,
Ta boutique, eux,
Pouvaient la fermer

Et Trenet avait mis des années,
Brassens commençait à emballer
Et Bécaud astiquait son clavier.
Monsieur Brel ne parlait pas encore des folles
Et mon père venait de débarquer
Là ou restait quelque humanité,
Là où les gens savaient encore parler
De l'avenir... même s'ils sont fatigués.

Et Juliette avait encore son nez.
Aragon n'était pas un minet.
Sartre était déjà bien engagé.
Au Café de Flore, y avait déjà des folles
Et mon père venait de débarquer
Là ou restait quelque humanité,
Là où les gens savaient encore parler
De l'avenir... même s'ils sont fatigués.
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faracha

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Date d'inscription : 19/07/2007

MessageSujet: Je pars (Le vol de nuit s'en va)   Jeu 22 Mai - 16:25

salam
azul



Code:
{Refrain:}
Je pars
Le vol de nuit s'en va
Destination Bahia
Buenos Aires ou Cuba
Je pars
Prends soin de l'Opéra
De la rue des Lilas
Dis-leur que cette fois
Je pars

Je tire un trait je ferme la valise
Destination Zagreb via Venise
Je souffle la bougie
Je me dessine une folie
Les doigts croisés sur l'infini
Je dis salut
Et peut-être qu'un jour
Je serais de retour
Qui peut me dire comment
L'exil vient aux errants ?

{au Refrain}

Je t'aimais bien, je garde ta tendresse
Elle me tiendra chaud le temps qu'il me reste
J'ai la gueule trop pâle
Qui rêve de lune et d'étoiles
Cette fois-ci je mets les voiles
Je dis : "Bon vent"
Et peut-être à demain
N'oubliez pas frangin
Je change de chemin
Je change de beau temps

{au Refrain 2x}
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faracha

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Masculin Nombre de messages : 727
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MessageSujet: So far away from L.A.   Jeu 22 Mai - 16:28

salam
azul


Code:
Quelques lueurs d'aéroport,
L'étrange fille aux cheveux d'or,
Dans ma mémoire, traîne encore.
C'est l'hiver à San Francisco
Mais il ne tombe jamais d'eau
Aux confins du Colorado

Et le Golden Gate s'endort
Sur Alcatraz où traîne encore
Des sanglots couleur de prison.
Monsieur Caryl Chessman est mort
Mais le doute subsiste encore.
Avait-il raison ou bien tort ?

So far away from L.A.,
So far ago from Frisco.
I'm no one but a shadow,
But a shadow...
A shadow.

Le Queen Mary est un hôtel
Au large de Beverley Hills
Et les collines se souviennent
Des fastes de la dynastie
Qui, de Garbo jusqu'à Bogie,
Faisait résonner ses folies.

So far away from L.A.,
So far ago from Frisco.
I'm no one but a shadow,
But a shadow...
A shadow.

Pauvre Madame Polanski :
D'un seul coup on t'a pris deux vies
Mais qui donc s'en souvient ici ?
C'est l'hiver à San Francisco.
Je ne trouverai le repos
Qu'aux confins du Colorado.

So far away from L.A.,
So far ago from Frisco.
I'm no one but a shadow,
But a shadow...
A shadow.
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faracha

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MessageSujet: Marilyn   Jeu 22 Mai - 16:36

salam
azul






Code:
Tu posais nue pour des calendriers,
Tu faisais des photos mais rêvait de danser,
Petite poupée blonde aux cheveux décoiffés,
Tu t'en venais de l'ombre et rêvais de gagner
Le soleil, le soleil.

Et les hommes se mirent à te désirer
Pour un de tes courriers, pour une nuit de volée,
Ils te bâtirent un jour un palais de papier
Marilyn que t'ont-ils fait ?

Et Monsieur Cinéma se foutait bien de toi,
Il te faisait Diva mais tu n'étais que toi,
Une gosse perdue au coeur de ses studios
Où les coeurs se sont tus à force de sanglots
Au soleil, au soleil.

Et les femmes se mirent à te détester,
Tu devenais l'objet que voulaient posséder
Les hommes enchaînés rêvant de liberté
Marilyn que t'ont-ils fait ?

On dit qu'un Président t'avait téléphoné,
Qu'il était ton amant depuis quelques années,
On dit tout de toi, on en avait tant dit
Qu'ils ne surent pas pourquoi tu t'étais endormie
Au soleil, au soleil.

Et moi qui t'ignorais, je te connais si bien
Que je te dis bravo, n'oublie pas que demain
On reviendra te voir mais repose-toi bien
Marilyn, Marilyn a trop dansé.

Et moi qui t'ignorais, je te connais si bien
Que je te dis bravo, n'oublie pas que demain
On reviendra te voir, mais repose-toi bien
Marilyn a trop dansé
A trop dansé
Marilyn.
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Myriam
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MessageSujet: Re: Nicolas Peyrac-Et mon père   Jeu 22 Mai - 21:51

Ca fait un bail... je l'avais complètement oublié.

Dans la sequence nostalgie y'a aussi William Sheller que j'aimais bien dommage qu'il est disparu de la circulation. "le carnet à spirale", "dans un vieux rock n' roll", "un homme heureux"" etc.

Je crois qu'on va faire une rubrique spéciale nostalgie...
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