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 On l'appelait l'Oriental : décès de Lili Boniche

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Myriam
Admin


Féminin Nombre de messages : 4180
Date d'inscription : 13/06/2007

MessageSujet: On l'appelait l'Oriental : décès de Lili Boniche   Jeu 20 Mar - 23:12

On l’appelait l’Oriental

Crooner. Lili Boniche, titi juif de la casbah d’Alger, s’est éteint à 86 ans.



«S’il vous plaît Lili, chantez-moi votre chanson.» C’est ainsi que le député François Mitterrand demandait, à la fin des années 40, au chanteur algérois de lui interpréter son succès l’Oriental quand il se rendait au cabaret le Soleil d’Algérie se distraire après une séance de nuit à l’Assemblée nationale. Lili Boniche avait adapté tango, mambo, swing et autres airs internationaux à la mode; crooner au chant «francarabe», il est mort discrètement le 6 mars à Paris, sans écho, fidèle à sa personnalité modeste.

Sentimental. Dernière star juive de la mélodie maghrébine, Elie «Lili» Boniche détestait entendre qu’il jouait de la musique «judéo-arabe». «Est-ce qu’on dit d’un musicien musulman qu’il joue de la musique islamo-arabe ? Je joue de la musique arabe, un point c’est tout !» disait celui qui vient de clore la saga d’une génération de musiciens juifs nord-africains, après la disparition ces dernières années des Algériens Reinette l’Oranaise, Blond-Blond et Salim Halali, des Tunisiens Raoul Journo et Kahlaoui Tounsi. Outre l’Oriental («On m’appelle l’Oriental/ Parce que je suis sentimental»), que reprendra Enrico Macias, Lili Boniche a chanté aussi Bambino et la saudade primesautièred’Alger Alger («De son soleil/Je ne puis me passer»).

Elie Boniche est un titi de la casbah où il est né en 1921, rue Randon. «Bijoutier et joueur de mandoline, mon père venait d’Akbou, en Kabylie. D’ailleurs, quand mes parents s’engueulaient, ils le faisaient en kabyle pour que les enfants ne comprennent pas», se souvient le chanteur qui trouva sa vocation en entendant à Alger une chanson de Saoud Médioni, dit l’Oranais, maître de l’art andalou - qui fut gazé en déportation après son installation à Paris.

Radio Alger. Boniche doit faire des efforts pour persuader son père de le laisser partir trois ans à Oran apprendre au contact de Saoud l’Oranais. De retour à Alger, il joue de l’arabo-andalou dans diverses «sociétés musicales» et se forme pendant deux ans aux subtilités algéroises d’un genre décliné en une quinzaine de noubas, suites musicales répandues dans tout le Maghreb et dont chaque bastion constitue une sorte d’école stylistique. Un jour, avec trois copains, Boniche parvient à se faire auditionner par le directeur de Radio Alger. «Je lui ai demandé de me laisser chanter cinq minutes. ça a duré… Il m’a dit de revenir quinze jours plus tard et m’a confié une heure d’émission chaque semaine», racontait celui qui deviendra ainsi une vedette nationale à 15 ans à peine. «J’animais beaucoup de fêtes. Mais vers minuit, voyant les gens s’assoupir, je me demandais comment les réveiller. Alors, j’ai commencé à écrire des chansons mélangeant le français et l’arabe. ça a marché tout de suite.»

Comtesse. Arrivé à Paris, Lili Boniche est embauché au Soleil d’Algérie, rue du Faubourg-Montmartre. «Mitterrand me disait : "Je vais à l’Assemblée et je reviens vers 2 heures. Lili, restez-là."» Boniche rencontre une comtesse qui tombe amoureuse et lui dit : «Je ne veux plus que tu chantes.» Il abandonne la musique en 1949, se lance dans des affaires qui capotent. Et revient à la chanson à la fin des années 80, animant les fêtes communautaires jusqu’à ce que le producteur Michel Lévy le relance via la collection discographique «Trésors de la chanson judéo-arabe». Retour en grâce pour le crooner de la casbah, qui se fait photographier par Mondino, se produit au Japon et aux Etats-Unis. «Quand quelqu’un me disait un mot qui m’inspirait, le soir, j’en faisais une chanson. C’est le public qui m’a fait revenir.»

Lili Boniche s’était ensuite retiré à Cannes, où il recevait ses amis musiciens musulmans d’Algérie, avec qui il lui arrivait de faire encore la nouba.

BOUZIANE DAOUDI
Liberation 20/03/08

Lili Boniche "Alger, Alger"

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faracha



Masculin Nombre de messages : 727
Date d'inscription : 19/07/2007

MessageSujet: Re: On l'appelait l'Oriental : décès de Lili Boniche   Ven 21 Mar - 16:04

salam
azul

pour rendre hommage a ce grand chanteur,j'ai mis une video(qq extrait du titanic+photos) avec la chanson:omri combien je t'aime



bonne ecoute
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Zelmire



Féminin Nombre de messages : 324
Date d'inscription : 30/07/2007

MessageSujet: Re: On l'appelait l'Oriental : décès de Lili Boniche   Ven 21 Mar - 17:07

.."Mais Elie est fougueux, intrépide, imprévisible. Quand le directeur de Radio Alger lui confie une émission hebdomadaire consacrée à la musique andalouse et au haouzi - un dérivé populaire -, il modernise son style, mélange les genres, adapte les succès occidentaux, les compose en « francarabe » : ses rumbas, paso doble, tangos font danser le Maghreb entier. Les puristes sont décontenancés, mais séduits. Lili a tout juste quinze ans..."

" Il était très connu chez nous, lance un Maghrébin vivant à Genève. Il animait les fêtes, qu’elles soient juives, chrétiennes ou musulmanes, les mariages, les circoncisions, les bars-mitsvas. A l’époque, les juifs s’occupaient de la musique pendant que nous prenions les armes ». On pourrait s’étonner des ateliers d’ethnomusicologie, habituellement si friands de purisme musical, d’avoir invité un « chanteur de variété ». Qu’on ne s’y trompe. Lili Boniche est l’héritier spirituel d’une des musiques les plus raffinées et difficiles du monde arabe : l’arabo-andalous. Dès son plus jeune âge, il étudie avec les maîtres de cette tradition, tels Saouad l’Oranais, puis rejoint les grandes écoles, El Moutribia et El Moussilia. Tout destinait le garçon, né dans une famille modeste de la Casbah, à devenir l’un des fleurons contemporains de la musique arabo-andalouse"


Quand on sait écouter Lili Boniche , on grandit , on redevient soi-même , on sourit pour de vrai , on aime , on a tous en nous du Elie , c'est çà qui est puissamment jubilatoire .


quelques alterations musicales ici http://www.okbob.net/article-4523891.html
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faracha



Masculin Nombre de messages : 727
Date d'inscription : 19/07/2007

MessageSujet: Re: On l'appelait l'Oriental : décès de Lili Boniche   Ven 21 Mar - 18:07

Zelmire a écrit:
[i


Quand on sait écouter Lili Boniche , on grandit , on redevient soi-même , on sourit pour de vrai , on aime , on aime,on aime,on aime, Embarassed Smile on a tous en nous du Elie , c'est çà qui est puissamment jubilatoire .



salam
azul

c'est vrai zelmire Embarassed Smile
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faracha



Masculin Nombre de messages : 727
Date d'inscription : 19/07/2007

MessageSujet: Re: On l'appelait l'Oriental : décès de Lili Boniche   Ven 21 Mar - 18:20

salam
azul
mon bambino Very Happy Arrow Arrow Arrow lili boniche

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faracha



Masculin Nombre de messages : 727
Date d'inscription : 19/07/2007

MessageSujet: Re: On l'appelait l'Oriental : décès de Lili Boniche   Sam 22 Mar - 10:59

salam
azul
ana fel houb Embarassed pour chrys Smile

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maman



Féminin Nombre de messages : 1865
Date d'inscription : 06/09/2007

MessageSujet: Re: On l'appelait l'Oriental : décès de Lili Boniche   Sam 22 Mar - 13:33

Merci faracha de partager avec nous la vidéo de ton fiston
en plus il est tous mimi.( il aura du succés avec les filles)
Rabi y fadelhoulek.

Au plaisir
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batata



Masculin Nombre de messages : 689
Date d'inscription : 20/06/2007

MessageSujet: Re: On l'appelait l'Oriental : décès de Lili Boniche   Lun 15 Déc - 14:04

J'ai eu la grande chance de le voir en concert... un grand artiste...allah yarahmek Cheikh Lili Boniche.
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MessageSujet: Re: On l'appelait l'Oriental : décès de Lili Boniche   Aujourd'hui à 20:16

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